Charles Traonouëz - Bordeaux

Charles Traonouëz. - Château de Malromé - Bordeaux
www.malrome.com
http://malrome.over-blog.com


Le Château de Malromé est un domaine viticole girondin créé au XVIème siècle. Malromé a été la propriété de deux ministres d’Empire mais ce vignoble est surtout réputé pour avoir été la dernière demeure du peintreToulouse-Lautrec.



Aujourd’hui nous conjuguons techniques viti-vinicoles traditionnelles et technologie d’avant-garde (tri densimétrique au chai, réception gravitaire, etc.) dans le souci du respect de l’environnement.

                                                                                                      Pourquoi avez-vous commencé à blogger?
Pour deux raisons, l’une technique et l’autre sociale. Concernant la technique, je ne suis justement pas un spécialiste des nouvelles technologies. C’est pourquoi le blog m’est apparu comme la solution la plus simple et la plus ludique pour faire vivre au quotidien le Château de Malromé sur la toile. Le blog est un support vivant contrairement aux sites Internet qui sont figés et difficilement modulables si l’on n’est pas un expert. Enfin le blog permet un échange avec les internautes que n’offrent pas les autres supports de communication.

Concernant l’aspect social, il faut savoir que je suis encore jeune vigneron puisque j’ai effectué mes premières armes professionnelles dans des cabinets d’audit et de conseil parisien. De sorte que je voulais maintenir un lien avec mes proches, mes anciens collègues et mes amis, pour leur permettre de partager mon expérience de
néo-vigneron et de néo-bordelais.


Selon vous, en quoi les blogs ont-ils changé ou non l'approche / l'univers du vin?
Le phénomène des blogs de vignerons est surtout l’illustration que la viticulture évolue. Les producteurs sont devenus des communicants, afin de faire la promotion de leur propriété, de leur terroir, de leur savoir-faire, et ce parfois dans plusieurs langues auprès des internautes du monde entier. Les blogs ont ceci de particulier, qu’ils sensibilisent les amateurs de vins aux petits événements qui rythment une propriété, ainsi qu’aux états d’âme du vigneron. En ce sens, le contenu d’un blog n’a pas d’équivalent, que ce soit dans la presse spécialisé ou les livres de vulgarisation traitant du travail de vigneron.

Le blog est aussi une forme de dialogue avec les lecteurs. Avez-vous un exemple de rencontre ou d'échanges de commentaires qui vous ait marqué ou enrichi?
Malheureusement je dois reconnaître que mon blog n’est pas aussi interactif que celui d’un Jean-Luc Thunevin, malgré parfois jusqu’à 4 500 lecteurs mensuels. De sorte que les messages sont surtout des messages d’encouragement d’amis ou de fidèles de la propriété. C’est néanmoins toujours agréable de retrouver par ce biais un ami éloigné et de savoir que celui-ci suit vos travaux au quotidien.

Quels autres blogs lisez-vous régulièrement?
Je lis essentiellement les blogs de mes voisins bordelais pour y puiser des informations techniques, pour saisir leur stratégie, leur approche par rapport à des problématiques qui nous sont communes. Essentiellement ce sont les blogs de Jean-Luc Thunevin que j’apprécie pour son impertinence, le blog de la Famille Despagne et le blog de l’œnologue Stéphane Toutoundji.
Or Bordeaux, je surfe régulièrement sur le blog Jacques Bethomeau, et sur celui d’Hervé Bizeul qui constitue pour moi la référence en la matière, tant la qualité de plume de son auteur n’est plus à démontrer.

Quel conseil donneriez-vous à un confrère vigneron qui souhaite commencer un blog?
Bien mesurer tout de même que s’il ne faut que 5 minutes pour créer un blog, il faut de nombreuses heures pour le faire vivre. La tache est relativement aisée la première année où il est facile de relater chacun des cycles de la vigne. C’est la seconde année où la crainte de la feuille blanche risque d’apparaître. IL faut donc s’armer de courage et oublier la langue de bois.

Si vous ne deviez choisir qu'un seul post parmi tous ceux que vous avez écrit jusqu'à aujourd'hui, lequel serait-il?

« En plein marasme, prévoyons l'avenir » dans lequel j’évoque la crise actuelle mais également les nombreuses raisons d’espérer.